Le 1er Janvier 2018, la Loi relative à la Transition Energétique pour une Croissance Verte a rendu obligatoire le plan de mobilité, ou plan de déplacement, pour toutes les entreprises de plus de 100 travailleurs. En Juin 2019, ce seuil fut descendu et concernent dorénavant tous les établissements de plus de 50 salariés (loi LOM).

Mais qu’est-ce exactement un Plan de mobilité et comment le mettre en place ?

Le Plan de mobilité, explications et mise en place

Un Plan de mobilité est un ensemble de mesures qui visent à optimiser et augmenter l’efficacité des déplacements des salariés d’une entreprise, pour diminuer les émissions polluantes et réduire le trafic routier.

Mettre en place un Plan de mobilité nécessite plusieurs étapes :

1.            Lancer la démarche

Ainsi, comme tout projet, il faut le structurer. Cela demande donc la création d’un comité de pilotage et, dans le cas des plan de déplacements interentreprises, la signature d’une carte d’engagement entre tous les acteurs.

2.            Diagnostiquer

Par la suite, il faut réaliser un état des lieux des conditions d’accès à la structure (lignes de bus, aire de co-voiturage à proximité, accès à vélo etc) et des moyens utilisés par l’ensemble des acteurs (fournisseurs, clients, collaborateurs) pour se rendre à l’entreprise.

3.            Elaborer un plan d’action

Ainsi, le diagnostic a soulevé des problématiques auxquelles il faut répondre de manière concrètes. Par exemple, les actions imaginées peuvent être de plusieurs sortes :

– Renforcer la communication sur les transports en commun public

– Développer l’usage du vélo (aide à l’achat, stationnement spécifique, …)

– Faciliter le co-voiturage entre salariés

– Mettre en place des navettes privées pour desservir l’entreprise

– Développer la visioconférence ou le télétravail

4.            Mettre en œuvre des actions

Il s’agit là tout simplement de passer de la théorie au concret. Il faut donc que les actions soient réalisables par l’entreprise. De plus, il est recommandé de s’appuyer sur les partenaires existants (collectivités, transporteurs, navettes déjà mises en place par d’autres entreprises, etc) afin de mettre rapidement les actions en œuvre.

5.            Les suivre

Enfin, il s’agit de suivre chaque action en lui allouant des indicateurs clés de performance afin de voir si oui ou non l’action a porté des fruits et fut bien mise en place. Cela permet ainsi chaque année de mieux organiser son Plan de mobilité.

Ces différentes étapes pour mettre en place un Plan de mobilité sont globalement les mêmes que celles suivies dans les activités de conseil. Ainsi, à vous de voir si vous voulez les faire par vous-même ou les déléguer à une entreprise spécialisée.

L’application TOM que nous développons a, entre autres, pour but de vous permettre d’élaborer facilement vos plans d’actions. Vous pouvez nous contacter si vous voulez comprendre comment.

Le Plan de mobilité est bénéfique pour l’entreprise mais est trop souvent vu avec méfiance par les différents acteurs. Pourtant, il permet, in fine, de faire des économies budgétaires pour le salarié et pour l’employeur (réduction de l’impact carbone), d’organiser son entreprise et de s’axer dans une politique RSE réelle et non pas de green washing.

Quelques exemples de plan Plans de mobilité à travers l’Europe

Par exemple, nous vous joignons quelques Plans de mobilité retenus et résumés dans ce tableau par l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme en 2011. Ces exemples datent certes d’il y a 9 ans mais ils correspondent à des problématiques encore bien présentes.

Tableau de 10 Plans de mobilité en Europe
Exemples de Plan de mobilité en Europe selon l’IAU

Une obligation rencontrant peu de succès chez les entreprises

Néanmoins, en 2018, seulement 23% des organisations de plus de 250 salariés avaient réalisé leur plan de mobilité réglementaire. Ainsi, comme l’explique l’étude « Quelle mobilité au travail ? » (Riposte Verte x Ekodev), « en France, si 80% des dirigeants et des salariés jugent indispensable de renforcer la mobilité liée au travail, 70% estiment la tâche compliquée ». En outre, seulement 1 entreprise de plus de 250 salariés sur 3 a nommé un responsable dédié au Plan de Mobilité.

De plus, les entreprises ne communiquent que ponctuellement sur les différents moyens mis en place.

Cependant, le coût de création des infrastructures et la mentalité à changer sont deux grands freins à la mise en place d’un Plan de mobilité, notamment pour les plus petites entreprises.

Une amende important pour les réfractaires

Néanmoins, la non-conformité réglementaire entraîne l’impossibilité de bénéficier des subventions de l’Ademe, la non-certification ISO14001 et une amende de 15 000€ (et 1 500€ par jour de retard non rendu du Plan de mobilité).


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